L’intensification de l’érosion des côtes nous impose collectivement d’anticiper ses conséquences. Habitations, infrastructures, équipements, campings, zones portuaires ou touristiques voient leur sécurité et leur économie exposées d’ici 2100. Les élus en ont pris pleinement conscience depuis longtemps et se dotent de plus en plus de l’ingénierie nécessaire.
Études, projet partenarial d’aménagement, plan de prévention, scenario de crise, stratégie pluriannuelle sont aujourd’hui indispensables à tout littoral impacté. L’inaction se traduirait par une gestion de crise coûteuse et souvent inefficace, alors que l’anticipation permet d’accompagner les collectivités et les habitants dans la durée, en leur donnant le temps de construire des projets partagés et acceptables.
Anticiper, c’est protéger les populations, en adaptant l’aménagement du territoire. Relocaliser certaines infrastructures, repenser l’urbanisme côtier, préserver les zones naturelles qui jouent un rôle tampon, comme les dunes et marais, sont des stratégies indispensables. Anticiper c’est aussi garantir l’avenir économique de régions dépendantes du tourisme, de la pêche ou de l’ostréiculture.
Ce sujet majeur d’aménagement du territoire en métropole comme en outre-mer est un enjeu autant environnemental que de justice sociale. Les équipes de SEGAT sont fortement mobilisées sur ce sujet et seront présentes aux Assises de la Mer à la Rochelle les 4 et 5 novembre prochains. A suivre, bientôt l’édition d’un ouvrage collectif sur ce sujet fin novembre !
